mercredi 9 juillet 2008

Le Dumont d'Urville ira à Vanikoro en septembre

Sur le site "Mer et Marine", le point sur l'approvisionnement et le transport des materiels jusqu'à Vanikoro: les Batral(s):

Opération La Pérouse : Le Dumont d'Urville ira à Vanikoro en septembre

Le Batral Dumont d'Urville
crédits : © Marine Nationale - Jean-Marie Chourgnoz



"Le bâtiment de transport léger Dumont d'Urville doit arriver à Nouméa le 10 septembre. Après avoir chargé du matériel et les plongeurs de l'association Salomon, le Batral appareillera cinq jours plus tard pour gagner Vanikoro, petite île de l'archipel des Salomon où, en 1799, les deux frégates de l'explorateur français La Pérouse ont fait naufrage. Le Dumont d'Urville devrait être sur place le 19 septembre et y rester jusqu'au 6 octobre. Alors qu'à terre, on espère découvrir de nouvelles traces des marins de l'Astrolabe et de la Boussole, dont on sait aujourd'hui qu'un certain nombre a survécu, les fouilles en mer devraient permettre d'atteindre la cabine de l'explorateur, sur l'épave de la Boussole. Les plongeurs tenteront, notamment, d'accéder à la cabine de La Pérouse, qu'ils n'avaient pu explorer en 2005 lors de la dernière expédition, faute de temps. En mai, le patrouilleur La Glorieuse avait rejoint Vanikoro pour préparer le site, dit de la faille. Des relevés hydrographiques ont également été effectués afin de faciliter les recherches lors du déploiement du gros des équipes, en septembre.


Vanikoro (© : ASSOCIATION SALOMON)

Initialement, l'ensemble de l'expédition devait se dérouler en mai. Toutefois, le Batral affecté au départ à cette mission, le Jacques Cartier, a été victime d'une avarie empêchant son envoi à Vanikoro. Il a donc été convenu de séparer en deux phases la campagne, une première de préparation avec la Glorieuse, puis de recherche avec le Batral Dumont d'Urville, dont le nom est d'ailleurs étroitement associé au « mystère La Pérouse ». En effet, après la disparition des deux frégates et de leurs 220 membres d'équipage, la mission de sauvetage lancée par la France, en pleine Révolution, avait manqué de peu Vanikoro. Ce n'est qu'en 1826 que Dumont d'Urville découvrira sur l'île les vestiges de l'Astrolabe, mais aucun signe des survivants. 182 ans plus tard, c'est à bord du navire portant son nom que les Français vont tenter de trouver un épilogue à une enquête de près de deux siècles.
A noter que, jusqu'au 20 octobre, le musée national de la Marine, à Paris, accueille une superbe exposition consacrée au Mystère La Pérouse."

Mer et Marine, le 7/7/08

5 commentaires:

Jacques Thomas a dit…

Le mérite de la découverte du site du naufrage des navires de La Pérouse ne revient à Dumont d'Urville, mais à l'Irlandais Peter Dillon, capitaine "au Commerce". Il ramena en France les nombreux objets qu'il avait remontés des profondeurs marines et fut fait pour cela Chevalier de la Légion d'Honneur par S.M. le roi Charles X. Les objets furent exposés à Paris.

Jacques Thomas a dit…

Le nom du navigateur Jean-François de La Péouse doit s'écrire en deux mots, comme cela a été confirmé par l'Institut de France et Madame Christine Albanel, Mnistre de la Culture. C'est une "regrettable erreur" de l'écrire en un seul mot.

Jacques Thomas a dit…

En regrettant deux fautes de frappe dans le message précédent.

José a dit…

Petite réponse tardive à Jacques Thomas. Si le nom de Lapérouse est souvent en un seul mot c'est peut-être (et même sûr) parce que c'était la propre volonté de Lapérouse de l'écrire ainsi. Il ne connaissait pas encore Madame Christine Albanel ni les responsables de l'Institut de France... ;-) Par contre je pense que Dumont d'Urville a découvert les restes de ce qui est peut-être l'Astrolabe en 1828 et non pas en 1826. Bien à vous.

José a dit…

Il est toutefois exact que Peter Dillon fut le premier occidental a découvrir l'épave de ce qui est en principe "l'Astrolabe" (jusqu'à confirmation, expédition "Dumont d'Urville" à suivre) et Dumont d'Urville confirma cette découverte en 1828. Bien à vous.