mercredi 28 novembre 2012

Un Entretien d’Issy enquête sur le mystère Lapérouse

On ne présente plus le Contre-amiral Bellec, ancien directeur du Musée de la Marine et grand spécialiste de Lapérouse...

source: http://www.issy.com/


Le Contre-amiral François Bellec, peintre officiel de la Marine, écrivain et historien, revient sur l’expédition Lapérousse lundi 10 décembre à 20h30 à l’Hôtel de Ville. À l’issue de cet Entretien d’Issy, il se prêtera à une séance de dédicaces, notamment de son tout dernier ouvrage, L’arbre de nuit.
En 1785, le capitaine de vaisseau Jean-François de Galaup de Lapérouse s’est vu confier par Louis XVI le commandement de l’une des plus grandes expéditions maritimes de son temps pour achever la cartographie de la planète, établir de nouveaux comptoirs commerciaux et ouvrir de nouvelles routes maritimes autour du monde. L’expédition disparut après son ultime escale à Botany Nay dans la future Australie. Ce n’est que 40 ans plus tard que les vestiges de son naufrage furent découverts sur l’île de Vanikoro. Mais les campagnes archéologiques menées 2 siècles plus tard n’ont toujours pas permis de connaître le sort des survivants…
Jean François de Galaup, comte de Lapérouse

Ancien officier de marine au parcours atypique, François Bellec a été notamment directeur du Musée national de la Marine pendant 18 ans. Membre, entre autres, de l’Académie de Marine et de l’Académie des sciences d’Outre-Mer, il a publié une vingtaine de titres dont Les esprits de Vanikoro, le mystère Lapérouse, qui rappelle le déroulement de cette expédition maritime légendaire et fait le bilan des recherches à ce jour.

EN SAVOIR PLUS



Lundi 10 décembre à 20h30
Hôtel de Ville
62, rue du général Leclerc
Entrée libre dans la limite des places disponibles 

jeudi 12 juillet 2012

200 ans après le naufrage de La Boussole, les Banksia de Lapérouse font avancer la science

Les six graines de Banksia extraites de l’épave de l’expédition Lapérouse n’ont pu être régénérées par les scientifiques du Conservatoire botanique de Brest. Mais l’expérience fait avancer la science.



Fleur de banksia photographiée entre Bondi Beach et Coogee, à quelques
 kilomètres  de Botany Bay où ont mouillé les navires de l'expédition La Pérouse.
photo Pierre Larue As Salomon


En 2010, le Conservatoire botanique national de Brest a reçu un émouvant témoignage de l’histoire scientifique et maritime : six graines de Banksia ericifolia extraites d’une épave de l’expédition Lapérouse après 200 ans d’immersion. Outre la dimension symbolique de ce retour à Brest, ville d’où s’élança l’expédition scientifique en 1785, le Conservatoire botanique, avec le concours de l’INRA de Dijon et de Vegenov, de l’Ambassade d’Australie et de l’Institut Klorane, s’est lancé dans la mise au point d’un protocole scientifique dont il livre les résultats aujourd’hui. Objectif premier : détecter la présence de tissus vivants à l’intérieur des graines et, à partir de ces tissus, régénérer des plantes entières afin d’offrir aux Brestois un Banksia collecté par Lapérouse.
Des observations par microscope photonique et électronique à transmission ont été réalisées sur les graines anciennes. Ils ont révélé des tissus bien conservés mais dont les contenus cellulaires ont été plus ou moins fortement altérés. Les graines du Banksia de Lapérouse ne contiennent donc aucune présence de vie permettant d’envisager leur régénération.

Bien au-delà de l’objectif premier de ce programme, il s’avère que le protocole scientifique mis en œuvre est exemplaire et ouvre la voie à un projet de recherche original : régénérer des plantes sauvages disparues à partir de graines d’herbiers ou de banques du sol en s’inspirant des techniques et des recherches déployées.
En savoir +
  • Exposition « Lapérouse, navigateur des Lumières » jusqu’au 20 juillet 2012 à la Bibliothèque Lapérouse (Plouzané)
  • Exposition permanente « Brest, au temps des Lumières et de Lapérouse » au Musée National de la Marine (Brest) 
    www.cbnbrest.fr 

source: http://www.brest.fr/ecologie-urbaine/actualite/detail-actualite/b/2/h/324063efa4/category/16/article/200-ans-apres-le-naufrage-de-la-boussole-les-banksia-de-laperouse-font-avancer-la-science.html

à BREST / Exposition "Sur les traces de La Pérouse..."


(source: http://www.brest.fr/agenda/evenements/b/90/h/8d0ac84865/category/35/calview/month/getdate/20120901/article/exposition-sur-les-traces-de-laperouse.html)
Du 13/07/2012 au 16/09/2012 - Service historique de la Défense - Marine

Exposition "Sur les traces de La Pérouse..."

Expositions
Des tonnerres de Brest aux journées du patrimoine, le Service historique de la défense de Brest expose ses livres anciens ayant trait aux expéditions de La Pérouse, puis d'Entrecasteaux, parti à sa recherche 5 années plus tard. 
L'exposition est enrichie de planches originales de M. Vayssières, illustrateur du livre intitulé "Des nouvelles de M. de La Pérouse" paru chez Grand Sud éditions en 2012.Un dialogue s'installe donc entre ces planches, d'une grande fraicheur, et les illustrations des atlas de voyage des XVIIIe et XIXe siècles.
L'association Les Amis de Recouvrance, collaboratrice et partenaire de l'exposition, apporte son regard historique à l'expédition de d'Entrecasteaux.
Des Ateliers de découverte des sources généalogiques liées à l'inscription maritime seront animées en salle de lecture pendant les Tonnerres de Brest et les journées du Patrimoine.
Tout public
entrée gratuite
Séance de signatures de l'illustrateur , M. Vayssières, et de l'auteur du livre "Des nouvelles de M. De Lapérouse", M. Houzel, le dimanche 15 juillet (après-midi) au Service historique de la Défense

Horaires :
Du 13 au 19 juillet 2012 :
de 10h à 18h (Ateliers)
de 10h à 20h (Exposition)

du 19 juillet au 14 septembre :
du lundi au vendredi
de 9h à 17h (Exposition)
(Fermeture du 1er au 15 août)

15 et 16 septembre :
de 10h à 18h30 (Ateliers et Exposition)




Voir le plan

Service historique de la Défense - Marine


rue du commandant Malbert
29200 Brest

Tél : 02 98 22 05 39 
Email : shdbrest@orange.fr

jeudi 5 juillet 2012

Brest replonge au temps de La Pérouse

http://www.ouest-france.fr/Tonnerres_brest2012_detail_-Brest-replonge-au-temps-de-La-Perouse_2090969-2092764_dossiers.Htm
Source: Ouest France





La rive droite est l’un des points phare de l’événement avec l’espace Brest au temps de M. de La Pérouse. « Sur le quai de la rive droite de la Penfeld face à l’embouchure, un village reproduira le village de Recouvrance du XVIIIe siècle, époque des départs des grands voyageurs et explorateurs », indique Jean Kermarrec, de Brest Événements nautiques.
150 comédiens en costumes
Sur ce quai, existe encore la boulangerie, seul vestige d’époque qui abrite aujourd’hui le bâtiment des subsistances. Pour faire vivre ces journées d’avitaillement, cent cinquante comédiens en costume animent l’espace. Chaque journée se terminera par le départ symbolique des navires avec cérémonial et chœur. Le voilier Götheborg assurera le rôle d’un des navires.
Représentations tous les jours à 11 h et 18 h.
Mardi 17 juillet, journée La Pérouse avec parade. Autour du navire, des chaloupes et des yoles manœuvrent, embarquent et débarquent des personnages costumés. Des bateaux d’époque chargent les vivres et d’autres grands voiliers « historiquement compatibles » viennent faire escale.


jeudi 14 juin 2012

Parution de l'ouvrage : Au-delà d’un naufrage - Les survivants de l’expédition Lapérouse


Source: Canal IRD
"Que sont devenus les membres de l’expédition Lapérouse ? Cette question récurrente n’a jusqu’à présent pas trouvé de réponse satisfaisante. Certes, les traces matérielles du naufrage, les épaves racontent les circonstances du drame. Mais la disparition totale des marins et des scientifiques alimente, depuis la fin du XVIIIe siècle, le mystère autour de cette expédition.
Ces pages offrent un regard nouveau sur les circonstances de l’après-naufrage dans l’île de Vanikoro, à partir de témoignages oraux, de sources historiques, mais aussi grâce aux traces et objets identifiés à terre depuis 1999. Les recherches archéologiques dans la baie de Païou révèlent le séjour des marins : boucles de chaussures, compas de proportion, porcelaine et verrerie. Ces objets évoquent une histoire inédite, celle des rescapés et de leurs efforts pour survivre puis pour quitter l’île ; celle aussi de leurs rapports avec les populations indigènes. L’enquête les suit à terre et tente de comprendre les raisons de leur disparition. Au-delà des frontières de l’île, ce livre révèle également la quête pendant les deux siècles suivants des Européens de passage à Vanikoro, à partir de sources nouvelles collectées en Angleterre ou en Australie : du début du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, elle progresse de manière sinueuse. L’histoire avance avec l’interprétation des témoignages oraux sur le naufrage et des objets identifiés ; elle se dérobe avec les découvertes cachées des marins installés dans le Pacifique Sud.
Cette longue enquête, au-delà d’un naufrage tragique nous révèle les enjeux et les conséquences du contact de deux mondes, en 1788, à Vanikoro.
Les auteurs
Jean-Philippe Galipaud est archéologue à l’IRD. Il est spécialiste de la préhistoire océanienne et a réalisé les fouilles de Vanikoro qui ont mis à jour le campement des rescapés du naufrage de Lapérouse.
Valérie Jauneau, rédactrice en chef adjointe à France télévisions, a réalisé de nombreux reportages dans le Pacifique Sud pendant plus de dix ans. Elle est l’auteur de chroniques et de magazines radiophoniques liés à la dernière mission sur les traces de l’expédition Lapérouse en 2008."

2012
Ed. : Actes Sud / Errance,IRD,
Coll. : Hors collection
Format 16 x 24 cm
ISBN : 9782877724883
Langue(s) : français,
Prix : 30,00 €

jeudi 7 juin 2012

Dominique Le Brun « La malédiction Lapérouse 1785-2008. Sur les traces d'une expédition tragique » (Omnibus)


Dominique Le Brun
« La malédiction Lapérouse 1785-2008. Sur les traces d'une expédition tragique » (Omnibus)
L'OUVRAGE EST PRESENTE DANS L'EMISSION HISTORIQUEMENT SHOW DU 1ER JUIN2012 SUR LA VIDEO SUIVANTE:






samedi 26 mai 2012

La Pérouse à Port-des-Français (Alaska)


Association Frontenac-Amériques

"L’association Frontenac-Amériques, régie par la loi du 1er juillet 1901, a été créée à Saint-Germain-en-Laye (France) le 6 juin 2004. Notre association souhaite contribuer à une meilleure connaissance en France de l’histoire et de la culture du Québec et de l’Amérique francophone (Canada, Louisiane, Saint-Pierre-et-Miquelon, Haïti, Guadeloupe, Martinique, Guyane...). Elle souhaite également promouvoir la francophonie."

L'association à produit de nombreux documents d'études de nature historique, dont l'étude ci-dessous sur Lapérouse au port-des-Français. Le site propose de plus une riche iconographie:


Localisation de Port-des-Français - Carte du voyage de La Pérouse par Jacques Liozu, 1941
Musée La Pérouse d’Albi
"Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse (parfois écrit improprement Lapérouse) est né à Albi (Tarn), au manoir du Gô, le 22 ou 23 août 1741 (l’acte d’ondoiement indique qu’il est né le 22 et l’acte de baptême qu’il est né le 23). Sa famille est noble depuis la Renaissance et possède un manoir sur les terres du Gô (ou du Guo) dans la campagne d’Albi, dans un méandre du Tarn. Son père, Victor Joseph de Galaup, exerce la profession de consul. Sa mère, Marguerite de Rességuier, est originaire du Rouergue. Son parrain est son grand-père paternel Jean Antoine de Galaup. Sa marraine est sa grand-mère maternelle Françoise de Moly.Très jeune, La Pérouse s’engage dans la Marine et participe à la guerre de Sept-Ans puis surtout à la guerre d’indépendance américaine. Après le traité de Paris de 1783 concrétisant les efforts de la France en faveur de l’indépendance des États-Unis, Louis XVI et son ministre de la marine, le Marquis de Castries, lui confient une mission d’exploration dans le Pacifique pour le compte de la France.
Entre temps, La Pérouse se marie le 8 juillet 1783 en l’église Sainte-Marguerite à Paris avec Louise Éléonore Broudou (née et baptisée le 15 mai 1755 en l’église Saint-Croix à Nantes). Il n’aura pas d’enfant avec son épouse car il part très vite en expédition.
L’expédition de La Pérouse, composée de nombreux scientifiques qui prennent place à bord de deux bateaux La Boussole et L’Astrolabe, part de Brest le 1er août 1785. Dans son parcours, elle comporte notamment une escale en Amérique du Nord, dans l’actuelle Alaska.
Après avoir atteint la côte nord-ouest de l’Amérique à la hauteur du Mont Saint-Élie, après un an de navigation, La Pérouse découvre une magnifique baie dominée par des hautes montagnes et bordée de glaciers. Il la nomme Port-des-Français et y séjourne du 3 au 30 juillet 1786.
Malgré un accès difficile par une passe très dangereuse, l’expédition s’y arrête afin de prendre du bois et de l’eau et récupérer six canons dans les cales pour les installer en vue de la traversée vers la Chine. Les deux ingénieurs Monneron et Bernizet lèvent le plan de la baie, mais l’exploration du fond de celle-ci pour trouver un passage navigable vers l’intérieur de l’Amérique ne donne rien. Pour la troisième fois depuis le départ, un observatoire est installé à terre. La baie, riche en ressources animales, est très fréquentée par les populations amérindiennes avec lesquelles se font de nombreux échanges et La Pérouse y identifie un potentiel intéressant pour la traite des fourrures.
Mais Port-des-Français va aussi être le lieu d’un dramatique épisode de l’expédition. En effet, le 13 juillet 1786, La Pérouse envoie un détachement d’officiers et de marins sonder la baie à bord de deux biscayennes et d’un petit canot, afin de porter la profondeur et la nature des fonds sur le plan levé par les ingénieurs de l’expédition. Ce travail de routine, qui est le prétexte d’une sortie d’agrément, tourne à la tragédie. Malgré les recommandations de prudence de La Pérouse, le lieutenant de vaisseau Descures, qui dirige l’opération, s’aventure trop près de la passe. Sa biscayenne, entraînée par le courant de la marée, est engloutie. En voulant lui porter secours, l’autre biscayenne subit le même sort ; seul le petit canot, plus stable, échappe au naufrage.
Cette catastrophe fait perdre à l’expédition vingt-et-un marins dont Edmond de Laborde de Marchainville et Ange de Laborde de Boutervilliers, les deux fils du banquier et mécène proche de la famille royale Jean-Joseph de Laborde. Très affecté, La Pérouse fait parvenir en France le récit du drame qui déclenche une grande émotion. Le tableau commémoratif peint par Louis-Philippe Crépin en 1806 contribuera à faire connaître cet événement et à donner une dimension héroïque à l’expédition.
L’équipage de La Pérouse prend ensuite la direction de Monterey, colonie espagnole en Californie. Elle disparaîtra ensuite mystérieusement en 1788 dans l’île de Vanikoro, faisant entrer La Pérouse dans la légende. Ainsi, le roi Louis XVI, avant d’être guillotiné à Paris le 21 janvier 1793, aurait demandé : « A-t-on des nouvelles de M. de La Pérouse ? ».
La femme de La Pérouse, Louise Éléonore Broudou, meurt le 4 avril 1807 à Paris et elle est inhumée le 5 avril 1807 à Louveciennes (Yvelines)."

vendredi 11 septembre 2009, par Nicolas Prévost

http://www.frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/article/laperouse-a-port-des-francais

mercredi 23 mai 2012

Albi - La ferme de Lapérouse change de mains


source: http://www.ladepeche.fr/article/2006/08/25/43965-albi-la-ferme-de-laperouse-change-de-mains.htmlJournal La Dépèche, 23/5/12 - par PATRICE SCOCCIA

ALBI (81) - Figures de la plaine du Gô, ses propriétaires s'en vont après un bras de fer judiciaire. Le château voisin reste lui dans la famille.

A hauteur de la plaine du Go, face à l'emprise de l'Etat à Lescure, c'est là qu'un 4e pont pourrait être construit./Photo DDM, J-M.Lamboley LA DEPECHE
[QFORUM] La presqu'île du Gô, où naquit Lapérouse, doit-elle rester le poumon vert d'Albi ?
C'était écrit quelque part. La ferme de Lapérouse, coincée entre les méandres du Tarn au fond de la plaine du Gô, a été vendue mercredi. L'acte a été signé et la bâtisse a changé de mains. Mystère autour de l'identité de l'heureux propriétaire de ce petit bout de paradis. En revanche, le château voisin du Gô, maison natale de Jean-François Galaup de Lapérouse, reste dans le patrimoine familial des Pestel, descendants d'une branche collatérale du célèbre navigateur.
Cette vente ne serait, selon les anciens propriétaires, que l'aboutissement logique d'une série de tracasseries avec la mairie et de procès dont le dernier s'est soldé par le démontage d'une grande pergola. Usés, Michel-Ange Médina et sa compagne, Clotilde Pestel, ont choisi de ne plus se battre. Et de vendre leur bout de paradis, classé zone naturelle, où le couple avait développé une activité de chambres d'hôtes et de balnéo-détente. La ferme du Gô accueillait aussi des séminaires et des mariages. Ce sont d'ailleurs ces activités commerciales qui sont à l'origine du différend qui a opposé le couple à la ville.
« esprit de revanche »
« Lorsque nous avons acheté la ferme aux parents de Clotilde, le plan d'occupation des sols autorisait tous les sports et loisirs de détente. On s'est dit en 2 001 qu'il y avait quelque chose d'intéressant à créer dans ce cadre et nous avons aménagé la structure existante pour l'adapter à nos besoins, confie Michel-Ange Médina. Nous avons respecté l'architecture tarnaise et tout fait dans les règles.
En avril 2 004, le POS classait la plaine en zone naturelle. Nous avons fait notre déclaration d'activité en juin 2 004. Quelques mois trop tard. On nous a sommés d'arrêter toute activité commerciale ». Michel-Ange, l'artiste,croit dur comme fer qu'il est victime d'une vengeance de la ville. Il s'explique.
« La ville voulait implanter le futur espace nautique dans la plaine du Gô. La famille Pestel, qui détient 80 % des terres, s'y est opposée. Depuis, un POS a été créée afin d'empêcher toute construction nouvelle. Ce qui n'a pas empêché les Écuries du Gô de s'agrandir et de se livrer à une activité commerciale ».
La ville, directement mise en cause, apporte quelques précisions. « Nous ne pouvons accepter ces reproches injustifiés, voire absurdes, lance Philippe Bonnecarrère, le maire. Il n'y a aucun grief personnel qui entre en jeu. La ville applique la règle définie par la population albigeoise et par les habitants du Gô Il y a eu un débat sur l'emplacement d'Atlantis. A l'issue du débat, habitants et conseil municipal ont décidé que la bande du Gô serait à caractère naturel et aucune activité commerciale n'y serait autorisée. Dans ce même esprit nous avons rejeté le projet de passage d'une bretelle autoroutière sur le secteur car le plan local d'urbanisme a classé la plaine en zone naturelle. Quant aux écuries du Gô elles entrent dans le domaine des activités agricoles qui, elles, sont autorisées en zone naturelle ». Faute de combattants, le différend n'a plus maintenant de raison d'être…

dimanche 20 mai 2012

le groupe Trizen chante "Vanikoro"


Vanikoro par helenedlv


Tri Zen est un groupe  de musique de Landerneau qui souhaite promouvoir la musique d’inspiration bretonne et celtique et lui apporter une certaine modernité à travers un grand nombre de morceaux originaux. Tri Zen se produit régulièrement en Fest-Noz et concerts.
 La particularité du groupe tient dans la création entière de textes (français et bretons) et de musiques sur des danses bretonnes, en particulier du Leon (dans Keff, gavotte du Bas-Leon, gavotte de St Renan…), ainsi que  sur des thèmes maritimes : histoire de navires et de navigateurs (le Pourquoi Pas ? de Jean Charcot / Vanikoro où Lapérouse a disparu...).
Tri Zen se compose de Bernard Léocat (chant, guitare, flutes),
Jean-Claude Hervé (harmonicas) et Guy Berrou (violon). 

www.trizen.org

mercredi 16 mai 2012

"Une bien belle journée à Vanikoro" - VANIKORO 2012


Arrivée de l’Alis au petit jour à Vanikoro
SOURCE et CREDIT PHOTO IRD: http://www.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/vanikoro-2012/une-bien-belle-journee-a-vanikoro
"Le périple a été long depuis Nouméa pour avoir le droit de venir travailler à Vanikoro et enfin atteindre l’île, mais nous y sommes et la première des deux journées que nous aurons ici a été bien remplie... Après avoir franchi par un très beau temps la passe, que n’avaient pu trouver les deux navires de Lapérouse en leur temps, nous avons mouillé aux aurores devant le village du Païou.


Alain Le Breüs installe le trépied au dessus du marqueur VNKR, après que nous ayions fait débroussailler un peu la zone.
Premier objectif: retrouver les deux marqueurs géodésiques installés en 2003. Un coup d’oeil rapide sur le littoral qui semble avoir encore reculé depuis 2008, nous fait craindre que le point VNK1 ait disparu.
Nous décidons donc de commencer par la recherche du second point, VKNR, situé dans les jardins, qui doit donc toujours exister. Effectivement, grâce aux coordonnées et à tous les repérages pris par Alain lors de ses précédentes missions, nous retrouvons le marqueur sous la végétation et installons un récepteur GPS pour mesurer précisément sa position.
De retour au laboratoire, celle-ci sera calculée puis comparée à la position de 2008.


Installation du GPS au point VNK1 qui se trouve maintenant juste à la limite de la zone érodée, prêt à tomber. Ce sera certainement la dernière mesure à ce point, installé en 2003.
Retour à la côte ensuite pour la recherche de VNK1. Nos craintes étaient fondées, la côte a sérieusement été érodée…
Quelle ne fût pas notre surprise quand nous avons découvert le marqueur dans son bloc de béton, retenu encore par une racine mais situé juste à la limite de la zone érodée ! C’est certainement la dernière fois qu’il pourra être mesuré, mais grâce aux côtes annexes prises par Alain, la mesure du point pourra être, cette année encore, exploitable.
Bonne nouvelle.


Le recul du trait de côte, observé depuis plusieurs années lors des missions Lapérouse, était une des motivations de notre venue.
Reste de la Kaori Timber Company, maintenant dans l’eau.
La présence de vestiges métalliques lourds datant de la Kaori Timber Company (compagnie forestière d’exploitation du kaori installée à Vanikoro de la fin des années 1920 aux années 1960), autrefois bien dans les terres et actuellement dans l’eau, témoigne de ce net recul. Nous cherchons en effet à comprendre quel rôle jouent les différents facteurs que sont l’érosion, les événements extrêmes (tsunamis, cyclones, tremblements de terre), l’oscillation australe (El Niño/La Niña), les mouvements verticaux de l’île ou encore la montée des eaux liée aux réchauffement global, dans le recul actuel de la côte.


Installation d’un nouveau point GPS, bien à l’intérieur de l’île sur un gros bloc de basalte.
Après l’installation des deux premiers points, l’équipe s’est séparée en deux, afin d’avancer au plus vite.
Stéphane et Alain sont partis, au travers du bush, en quête d’un nouveau site GPS à installer dans de la roche plus dure pour une stabilité optimale.
De leur côté, Alexandre, Valérie, Jonathan et Gérald sont partis, menés par Jonathan dans la plate, au village de Temuo pour récolter toutes les informations possibles sur les mouvements relatifs entre la terre et la mer tels qu’ils sont perçus par les habitants mais également sur les histoires coutumières ou les peuplements anciens.
Echange avec les anciens du village sur les mouvements relatifs entre la terre et la mer.


Côté linguistique, Alexandre n’a pas caché sa joie lorsque le dernier locuteur de la langue Tanema est venu le rejoindre ! Il restera ce soir, accompagné de Gérald, pour passer la nuit dans le village et profiter de tous les instants pour entendre parler ces langues uniques.
Pour les autres, retour vers l’Alis où le commandant Raymond et une partie de l’équipage nous attend : nous sommes invités à une fête pour célébrer notre venue et remercier l’Association Salomon qui leur a offert une magnifique croix en granit en l’honneur du chef Thomas décédé récemment. La fête est digne de ce nom ; et après quelques échanges protocolaires de remerciements en pidgin, nous sommes invités à partager un festin et trois superbes plats traditionnels nous sont offerts. Une bien belle journée !"